Histoire d’un nom :

S’appelait, anciennement :
Asper Mons, puis l’Apremont (nom tiré de son aspect…hostile).

A été appelé ensuite Mont Granier, du nom du village enseveli lors de l’éboulement de 1248.

Quant au village, son nom venait naturellement du patois granié, et indiquait la présence d’une « grange », et, surtout, d’un « grenier », où étaient stockés les réserves de blé et autres céréales (le col du Granier est d’ailleurs appelé Col du Grenier sur certaines éditions de cartes IGN…)

Histoire d’une catastrophe naturelle : l’éboulement du 24 novembre 1248

C’était il y a si longtemps qu’on ne sait plus, avec certitude, ce qui a causé l’une des plus grandes catastrophes naturelles qui ont secoué les pays de Savoie.

Pour les uns, ce fut un tremblement de terre, pour d’autres, la catastrophe est due à la nature instable de la roche affaiblie par l’écoulement des eaux.

Les mêmes approximations, concernant les victimes, font avancer, selon les « témoins de l’époque » et autres historiens, le chiffre de 1000… à 10 000 morts !
(il semblerait que la réalité soit autour des 4000 victimes).

Il en de même, enfin, au sujet des villages détruits, les chiffres allant de 4 à 16 (encore eût-il fallu s’entendre sur le terme de « village », certains ayant inclus dans ce terme, les hameaux et les chapelles isolées…).

Il semble admis que le nombre exact était cinq ou six : Saint-André, Cognin, Vourey, Saint-Péran, Granier (qui laissera son nom à la montagne qui l’a tué) et, peut-être, Chavaroche (englouti sous le lac d’Aiguebelette, et dont la légende dit qu’on entend encore sonner la cloche de l’église « quand souffle le farou »…).

La certitude, c’est une date et une catastrophe : le 24 novembre 1248, une partie de la montagne, qui, jusqu’à ce jour, s’appelait l’Appremont, s’est effondré en une avalanche de rochers, de terre et de boue, recouvrant le pays (sur 25 km² environ) en semant la mort.

A la suite de cette catastrophe, comme il était de « coutume », les causes furent attribuées à la volonté divine ou à celle…du diable. Des légendes parlent, encore aujourd’hui, de chapelles qui furent épargnées grâce à la présence d’une statue de la Vierge (blanche ou noire) qui veillait sur l’autel et qui, ce jour-là, avait stoppé la progression de l’avalanche…qui s’était arrêtée miraculeusement devant la porte.